Le crédit renouvelable ou révolving
Il existe 3 familles de
crédit revolving
(ou
permanent ou renouvelable)
:
Le revolving bancaire
: la banque met à la disposition de son client
une réserve de trésorerie dans laquelle il peut puiser en
demandant à sa banque soit un virement sur son compte soit un
chèque. Souvent ces revolving sont
associés à une carte bancaire. La Loi Murcef
oblige, depuis juin 2002, d’apposer sur les cartes bancaires
ouvrant
l’accès à un crédit, la mention « carte de crédit
» pour prévenir le surendettement (information renforcée du
consommateur).
Le revolving lié à une carte
privative
mono-enseigne
émise par un magasin, une chaîne de magasins ou
un Vpéciste.
Le crédit
est possible pour les achats dans ces enseignes.
Le revolving proposé par les
organismes spécialisés dans le crédit à la consommation
(sociétés de crédit,
banques à distance…). 2 possibilités : le montant
du prêt peut être viré (ou par chèque) sur le compte du
consommateur, ou une carte de crédit dite «
multi-commerces » est fournie permettant d’acheter à crédit dans
le
réseau de commerces affiliés acceptant la carte.
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Les particularités :
Si le crédit revolving est soumis aux mêmes
règles juridiques et de calcul que les autres crédits, il
présente néanmoins des
particularités :
L’offre préalable
doit
mentionner tous les termes du contrat de crédit (y compris le
délai de rétractation de 7 jours),
mais
lorsqu’il s’agit d’un crédit revolving l’offre
préalable n’est obligatoire que pour le contrat initial.
(Ndlr : d’où la
remarque d’une conseillère de société de crédit «
quand vous obtenez le crédit,
c’est à vie
»).
La durée du crédit est de un an reconductible. 3
mois avant l’échéance, il doit être indiqué au consommateur les
conditions
de reconduction du contrat.
Les sommes octroyées sont plafonnées en fonction
de la capacité de remboursement de l’emprunteur.
(Ndlr : il reste
à
démontrer que la capacité de remboursement est
correctement appréciée par l’organisme de crédit).
Le taux de
crédit est révisable,
ce qui signifie que le Taux effectif global (TEG)
suivra les variations en plus ou en moins du
taux de base que le prêteur applique aux
opérations de même nature (qui doit figurer dans les barèmes
diffusés au public).
L’offre préalable doit indiquer que le taux est
révisable.
Le coût total du crédit
(coût des intérêts, des assurances facultatives…)
dépend de l’utilisation de la réserve d’argent. Il varie selon
le montant et la durée du découvert effectif du compte ; d’où
l’impossibilité de calculer le coût total du crédit au
moment de la
souscription (pas de tableau d’amortissement).
Cependant, au moment du renouvellement du crédit
(proposé 3 mois avant l’échéance par le prêteur), l’article
L.311-9 du Code de la consommation prévoit que l’offre préalable
de crédit fixe les modalités de remboursement dans le cas où le
débiteur demande à ne plus bénéficier de son ouverture de
crédit. Ce remboursement doit être échelonné, sauf volonté
contraire du débiteur. En pratique, cela veut
dire que le taux variable est transformé en taux fixe et qu’un
tableau
d’amortissement est établi. L’autorisation de
puiser dans la réserve est supprimée et le remboursement se fait
au dernier
taux en vigueur jusqu’à l’annulation totale de la
dette.
Les remboursements : les
intérêts ne courent
qu’à partir de
l’utilisation du crédit (ou d’une partie) et ne portent que sur
le montant emprunté.
Lorsque l’on prélève une partie ou toute la
réserve, il y a une mensualité minimum à rembourser par mois.
Il y a
aussi la possibilité de rembourser plus (autant
que l’on veut ou que l’on peut) ou par anticipation sans
pénalités (ou frais).
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Calcul des intérêts
dûs
:
Les mensualités se composent pour une partie des
intérêts dûs
sur le mois précédent
et, pour la partie complémentaire, du
remboursement du
capital emprunté.
Les intérêts sont calculés chaque mois à date
régulière pour le mois en cours. Les intérêts calculés
s’ajoutent chaque mois
au capital restant dû : ils sont capitalisés.
Une fois
capitalisés, ils deviennent des intérêts échus et doivent être
payés dans la mensualité à suivre. Cette
mensualité va
servir à payer les intérêts du mois écoulé et une
partie du capital emprunté.
Un des pièges du crédit revolving, est que le
montant de la mensualité est souvent fixé à un niveau trop bas
pour amortir
rapidement l’emprunt. Aussi, puisque la dette
s’amortit moins vite, le total des intérêts à payer est beaucoup
plus important.
Coût de la carte adossée au
prêt
: elle est en général payante mais pour gagner
des clients, les sociétés proposent la
carte gratuitement la première année.
Certaines cartes de crédits permettent des
retraits dans les GAB. Souvent l’utilisation de la carte dans un
GAB implique le
recours au crédit, il y aura donc des intérêts
calculés sur la somme retirée.
Important
: La loi Murcef impose depuis juillet 2002
l’apposition de la mention « carte de crédit » sur les nouvelles
cartes
émises ou renouvelées.
Cela, afin d’éviter
les confusions entre la carte « normale » et celle qui fait
appel au crédit
revolving.
Les assurances
(décès,
invalidité, perte d’emploi) sont systématiquement proposées. Ces
assurances sont facultatives mais en général, elles
n’apparaissent pas comme telles dans les documents publicitaires
voire contractuels, mais bien plutôt comme obligatoires, ce qui
est contraire à la réglementation. Les coûts de ces assurances
sont approximativement de 0.30 à 0.60 % du montant total de la
réserve.
En général, le coût de l’assurance se calcule sur
le même solde que les intérêts. Dans ce cas, le coût de
l’assurance est ajouté au coût du crédit. Si le TEG est de 1.25
% et l’assurance de 0.35 % par mois, le taux à appliquer au
total dû est de
1.60 % par mois, soit 19.2 % par an !